Le matin
Ouverture à sept heures en semaine. C’est l’heure des cafés debout, du journal plié sous le bras, du paquet et de la grille avant de descendre vers la gare. Le service se fait au comptoir, en quelques secondes, et la salle reste calme.
Un café pris au comptoir n’est pas le même produit qu’un café pris en salle : c’est une convention ancienne des cafés français, et elle vaut aussi pour le prix, affiché sur place.
Le midi
Du lundi au vendredi, la brasserie prend le relais. On s’assoit en salle, dans la partie boisée du fond, et le plat du jour arrive. Ce que la maison publie donne le ton : cuisine de brasserie, faite sur place, qui change au jour le jour.
Le service du midi dans une brasserie de quartier suit une règle simple : la cuisine travaille sur un créneau court. Arriver tôt garantit le choix ; arriver tard garantit seulement une table.
L’après-midi et le soir
L’après-midi appartient aux écrans du PMU et à la terrasse. Puis vient l’heure de l’apéritif, celle où la colonne de becs à bière fait le plus de trajets, et où le comptoir se remplit sans qu’on ait rien réservé.
La fermeture est en début de soirée, plus tôt qu’un bar de nuit : c’est cohérent avec un commerce qui ouvre à sept heures et qui a un rayon presse à recevoir le lendemain matin.